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samedi 14 janvier 2012

La guerre des boutons

C'est toujours la même chanson: quand on a besoin d'un bouton, on retourne toute la boite et on ne trouve jamais LE bouton que l'on cherche!
Alors, aujourd'hui, j'ai déclaré la guerre au tiroir à boutons!
Tout a été vidé, trié et rangé!
Devant un tel trésor de boutons, c'est P'tit Gibus qui serait bien content.
Moi aussi, car j'ai enfin retrouvé ce que je cherchais.

Il existe un poème en ch'ti, écrit par Charles Bruchet,  sur la fameuse boite à boutons. En voici une traduction:

On connaît une époque, maintenant,
Où l'économie est critiquée
On jette les choses! Ah! Quel malheur!
Sans les avoir bien regardées.

Mais, ça n'est pas partout pareil,
Il y a encore, dans beaucoup de maisons,
Des femmes, pour moi de vrais modèles
Qui, des vieilles affaires, gardent les boutons.

Et c'est ainsi qu'au fil des ans,
S'entassent dans la boite à boutons
Les souvenirs de tous les instants
Que l'on remue à l'occasion.

Et, c'est aussi une bonne manière
D'écrire l'histoire de sa famille,
De revivre les moments gais ou amers
Que les boutons peuvent raconter.

Quand la boite est vidée sur la table,
Que de souvenirs en si peu de place!
Ceux-ci, c'est de mon oncle Amédée;
Ceux-là, c'est de mon parrain Eustache.

Pour ma femme, ce sont toujours ses enfants
Qui parlent à travers les boutons:
Des bleus, des roses, des petits, des grands
Des vêtements de nos deux garçons.

Surtout, ne riez pas!
Moi, je l'ai déjà vue toute attendrie
Serrant, dans ses mains,un bouton
Qui venait de la brassière du petit.

Quelquefois, elle me dit: "regarde celui-ci,
Ca vient du pull-over du grand
Et, la première fois qu'il l'a mis
Il est tombé dans une flaque en courant!

Un autre bouton a une histoire
Qui fait frémir à raconter:
Un beau petit, couleur ivoire,
Que mon plus vieux avait mis dans son trou de nez!

On rit maintenant car c'est passé,
Mais à l'époque, que de tourments,
Surtout qu'il y a des boutons dans le nez
Qu'une bonne pommade ne guérit pas.

A l'occasion, quand je raccommode
Un sac à mains ou un cabas
Dans la boite à boutons remplie de bricoles
On trouve toujours quelque chose d'utile.

La boite à boutons, c'est un trésor
Qui n'intéresse pas les voleurs
C'est une espèce de coffre-fort
Qui garde, sans clé, toutes ses valeurs.

Quand on coupe le pain, on fait des miettes
Qu'il faut offrir aux p'tits oiseaux;
Mais les boutons sont des restes
Qu'il faut garder comme des joyaux.

lundi 21 mars 2011

Printemps


Vivaldi - 4 Saisons - Spring - Kennedy par Quarouble


Voici le Printemps, que les oiseaux saluent d'un chant joyeux
Et les fontaines, au souffle des zéphyrs, jaillissent en un doux murmure.
Ils viennent, couvrant l'air d'un manteau noir, le tonnerre et l’éclair, messagers de l'orage.
Enfin, le calme revenu, les oisillons reprennent leur chant mélodieux.
Et sur le pré fleuri et tendre, au doux murmure du feuillage et des herbes,
dort le chevrier, son chien fidèle à ses pieds.
Au son festif de la musette dansent les nymphes et les bergers, 
sous le brillant firmament du printemps.
( Vivaldi)

lundi 17 janvier 2011

Embrasser les mots...

Je ne sais plus d'où vient cette photo mais elle me touche: non seulement la prouesse artistique mais aussi le sens qui s'en dégage...
Poursuis ta tâche, homme de lettres
Cette lecture m'a conquise. 
Captivée, comment ne pas l'être ?
Fusion de joie et de surprise.

Récompense et félicité :
Les flux des mots coulent en rimes,
Le doux poème en moi s'imprime, 
Pays des vers m'a envoûtée.

Je pénètre ce monde étrange,
Exige qu'on ne me dérange,
Goûte des mots l'agilité,
Décèle les ambiguïtés.

La lecture me fait comprendre
Les limites du non-compris.
Et d'emblée, je me laisse prendre
Par une volupté sans prix.

Charme et poésie vont de pair
En moi la mutation s'opère
Un nouvel état vient d'éclore
Pourquoi tout cela? Je l'ignore.

Saisie d'une fièvre maligne,
J'interprète les interlignes :
Baguenaude l'imaginaire ...
Pourquoi ne pas m'en satisfaire ?
Eoline

jeudi 6 janvier 2011

Pensons aussi à eux

Les temps sont encore plus durs pour eux cet hiver
(Calais-Décembre 2010)
"Le sol est gelé, le vent souffle! Avant de sortir, le marchand met à chaque main une moufle, et dans son manteau s'emmitoufle, puis s'en va tout en se mouchant.
Le sol est gelé, le vent souffle! Les toits blancs ont des pendeloques: au carrefour, le coude au corps, les pauvres diables, tout en loques, tremblent, bleuis, sous leurs défroques, pliés en deux, à demi-morts. Les toits ont des pendeloques...."
A. Angellier-Les malheureux-1903

samedi 18 décembre 2010

Nuit de neige

La grande plaine est blanche, immobile et sans voix.
Pas un bruit, pas un son ; toute vie est éteinte.
Mais on entend parfois, comme une morne plainte,
Quelque chien sans abri qui hurle au coin d'un bois.


Plus de chansons dans l'air, sous nos pieds plus de chaumes.
L'hiver s'est abattu sur toute floraison ;
Des arbres dépouillés dressent à l'horizon
Leurs squelettes blanchis ainsi que des fantômes.
La lune est large et pâle et semble se hâter.
On dirait qu'elle a froid dans le grand ciel austère.
De son morne regard elle parcourt la terre,
Et, voyant tout désert, s'empresse à nous quitter.

Et froids tombent sur nous les rayons qu'elle darde,
Fantastiques lueurs qu'elle s'en va semant ;
Et la neige s'éclaire au loin, sinistrement,
Aux étranges reflets de la clarté blafarde.
Oh ! la terrible nuit pour les petits oiseaux !
Un vent glacé frissonne et court par les allées ;
Eux, n'ayant plus l'asile ombragé des berceaux,
Ne peuvent pas dormir sur leurs pattes gelées.

Dans les grands arbres nus que couvre le verglas
Ils sont là, tout tremblants, sans rien qui les protège ;
De leur oeil inquiet ils regardent la neige,
Attendant jusqu'au jour la nuit qui ne vient pas.
Guy de Maupassant

jeudi 16 décembre 2010

Chanson pour les enfants l'hiver

Dans la nuit de l'hiver
galope un grand homme blanc
c'est un bonhomme de neige
avec une pipe en bois
un grand bonhomme de neige
poursuivi par le froid
il arrive au village
voyant de la lumière
le voilà rassuré.
Dans une petite maison
il entre sans frapper
et pour se réchauffer
s'assoit sur le poêle rouge,
et d'un coup disparait
ne laissant que sa pipe
au milieu d'une flaque d'eau
ne laissant que sa pipe
     et puis son vieux chapeau.
J Prevert

mardi 30 novembre 2010

Le rouge-gorge

"Ne maudissez pas la vie parce qu’elle a des jours nébuleux et sombres : l’homme passe plus vite encore que les nuages qui l’attristent. Traversez par la pensée le voile qui vous cache les cieux, et le soleil ne vous manquera pas. Ne laissez pas de pâles brouillards obscurcir votre lampe, et désarmez l’hiver par votre sérénité. Quand la terre grelotte sous sa robe de givre, et que la buse met en fuite tous les oiseaux, ces frileux courtisans des beaux jours, le petit rouge-gorge cherche à dédommager la nature de leur absence. Oublieux des frimas, et bien loin souvent des granges hospitalières, il sautille et chante dans la neige. Soyez comme lui, poètes, et chantez dans les larmes : votre cœur aura moins froid."
Jules Lefèvre- Deumier ( le livre du promeneur)
Travail au calame et à l'encre colorée

vendredi 26 novembre 2010

Découverte


"Vos enfants ne sont pas vos enfants. 
Ils sont les fils et les filles de l’appel de la Vie à elle-même. 
Ils viennent à travers vous mais non de vous. 
Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.
Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées, 
Car ils ont leurs propres pensées. 
Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes, 
Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves. 
Vous pouvez vous efforcer d’être comme eux, mais ne tentez pas de les faire comme vous.
Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s’attarde avec hier.
Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés. 
L’Archer voit le but sur le chemin de l’infini, et Il vous tend de Sa puissance pour que Ses flèches puissent voler vite et loin. 
Que votre tension par la main de l’Archer soit pour la joie ; 
Car de même qu’Il aime la flèche qui vole, Il aime l’arc qui est stable."
Khalil Gibran- le prophète

mardi 26 octobre 2010

Cadeau musical


lundi 25 octobre 2010

Sable mouillé

Essai tyvek teint posé sur un fond de papier de soie peint et plissé

Le bruit de l'océan, musique intarissable,
Majestueux écho de son immensité,
Sans cesse répété par le flot inlassable,
Fredonne sur la plage un chant d'éternité.

Dans un bain de senteurs, une vague impudique,
Au rythme ensorcelant de murmures secrets,
S'étale, se retire, et revient, méthodique,
Sur le sable imprimant de fugaces portraits.

Silhouette sans corps, c'est l'indicible image
D'une femme alanguie aux deux bras étirés,
Qui s'offre et s'abandonne au séduisant naufrage,
Dans l'attente sans fin de bonheurs désirés.

Impassible, la mer allonge son empreinte,
Mes pas foulent en vain le dessin fugitif.
Les accents modulés de sa mythique plainte
Bercent ma nostalgie en un doux leitmotiv.
Josette Tournerie

vendredi 22 octobre 2010

Promenade sur la plage

Ils marchent près des flots en scrutant les nuages,
Ou le vol des oiseaux qui sillonnent le ciel,
Le passage d'un bateau qui danse au creux des vagues.
Ils contemplent la mer qui captive leur âme.

Ils font couler le sable entre leurs doigts,
Mâchonnant une tige ou roule une herbe sèche.
Ils tombent sous le charme d'une fleur ou d'un insecte,
des filles qui se promènent bras dessus, bras dessous.

Leur âme est si légère qu'elle danse au bout d'un fil
Ainsi qu'un cerf-volant dessiné comme une aile.
Ils attachent un sourire à la face du vent,

Puis logent leurs souvenirs au fond d'un coquillage
Ou d'un bois flotté retrouvé sur la plage
Qui les tire en arrière comme une ancre et sa chaîne.
Alain
 
image tirée du blog de Carolyn Saxby.


lundi 6 septembre 2010

Fin d'été

Voici que la saison décline
L'ombre grandit, l'azur décroit.
Le vent fraîchit sur la colline,
L'oiseau frissonne, l'herbe a froid.

Août contre Septembre lutte,
L'océan n'a plus d'alycon,
Chaque jour perd une minute,
Chaque aurore pleure un rayon.

La mouche comme prise au piège,
Est immobile à mon plafond;
Et comme un blanc flocon de neige
Petit à petit, l'été se fond.
Victor Hugo

jeudi 2 septembre 2010

C'est la rentrée


La petite école au bout du village,
Qui, depuis des mois, doucement dormait
Par un beau matin, plein de babillages,
A rouvert sa porte et ses lourds volets.

L'école endormie, alors, ô merveille,
S'éveillant soudain d'un rêve enchanté,
Comme un grand rucher bourdonnant d'abeilles,
Dans le matin bleu, se met à chanter.

Adieu les vacances et les courses folles!
Les jours de lumière , hélas, sont finis.
Les premières feuilles mortes s'envolent.
Travaillons joyeux et restons unis

Impossible de retrouver l'auteur de cette poésie que nous récitions au temps jadis.....
Bonne rentrée!

mardi 3 août 2010

La muse

Ravi sois-tu l'Ami, quand la muse t'inspire!
Rappelle-toi quand tu osas t'aventurer
Pas à pas, sur la feuille blanche pour écrire,
Pour traquer le mot et bientôt le capturer.

Pensais-tu ce jour combattre ton amertume,
Nous conter ton bonheur, ta joie ou tes chagrins
Humblement, en écoutant sussurer ta plume,
Elle qui parfois, écrit en alexandrins!

Heureux es-tu quand tu t'inspires du silence...
Tu te laisses capter par le vide et la mort.
Quand  te foudroie l'éclair - brûlante renaissance -
Tu exploses soudain nous livrant un trésor.

N'écoutant plus que ta muse, tu t'abandonnes.
En toi se fracasse une avalanche de mots
Que sur le cahier, vers après vers, tu griffonnes.
Voilà que s'enchantent les plaisirs ou les maux.

Inlassablement, tu distilles ta pensée
Pour extraire une délicieuse liqueur.
Polymnie t'escorte, fidèle fiancée, 
Sur la route escarpée où voyage ton coeur.
(Eoline)

jeudi 29 juillet 2010

Parle-nous de l'Amitié


Votre ami est votre besoin qui a trouvé une réponse.
Il est le champ que vous semez avec amour et moissonnez avec reconnaissance.
Il est votre table et votre foyer.
Car vous venez à lui avec votre faim, et vous cherchez en lui la paix.
Lorsque votre ami parle de ses pensées, vous ne craignez pas le "non" de votre esprit, ni ne refusez le "oui".
Et, quand il est silencieux, votre cœur ne cesse d'écouter son cœur ;
Car en amitié, toutes les pensées, tous les désirs, toutes les attentes naissent et sont partagés sans mots, dans une joie muette.
Quand vous vous séparez de votre ami, ne vous désolez pas ;
Car ce que vous aimez en lui peut être plus clair en son absence, comme la montagne pour le randonneur est plus visible vue de la plaine.
Et qu'il n'y ait d'autre intention dans l'amitié que l'approfondissement de l'esprit.
Car l'amour qui cherche autre chose que la révélation de son propre mystère n'est pas l'amour, mais un filet jeté au loin : et ce que vous prenez est vain.
Et donnez à votre ami le meilleur de vous-même.
Et s'il doit connaître le reflux de votre marée, laissez le connaître aussi son flux.
Car qu'est-ce que votre ami si vous venez le voir avec pour tout présent des heures à tuer ?
Venez toujours le voir avec des heures à faire vivre.
Car il est là pour remplir vos besoins, et non votre néant.
Et dans la tendresse de l'amitié, qu'il y ait le rire et le partage des plaisirs.
Car dans la rosée de menues choses, le cœur trouve son matin et sa fraîcheur.
(extrait du Prophète de K. Gibran)

vendredi 18 juin 2010

Coquelicots

Les voyez-vous danser au vert de la prairie
Où leur âme s'exalte en pourpre souveraine ?
Et la blancheur des graines est un hymne à la vie
Qui tranche sur le coeur, aussi noir que l'ébène.
Robes de jeunes filles dansant au vent d'été,
Petits chaperons rouges par le loup attirés,
Ou pavots hypnotiques à la douceur troublante
Ou bien rouge passion d'une terrible amante...
On vous met en bouquets, mais ils fanent trop tôt
Et la fleur en bouton n'a pas le temps d'éclore !
La soie de vos corolles effleure notre peau,
De vous laisser aux prés, vos bouches nous implorent !
(Michèle Corti)

mercredi 16 juin 2010

Fleurs des champs

Le poète s'en va dans les champs ; il admire,
Il adore ; il écoute en lui-même une lyre ;
Et le voyant venir, les fleurs, toutes les fleurs,
Celles qui des rubis font pâlir les couleurs,
Celles qui des paons même éclipseraient les queues,
Les petites fleurs d'or, les petites fleurs bleues,
Prennent, pour l'accueillir agitant leurs bouquets,
De petits airs penchés ou de grands airs coquets,
Et, familièrement, car cela sied aux belles :
- Tiens ! c'est notre amoureux qui passe ! disent-elles.
Et, pleins de jour et d'ombre et de confuses voix,
Les grands arbres profonds qui vivent dans les bois,
Tous ces vieillards, les ifs, les tilleuls, les érables,
Les saules tout ridés, les chênes vénérables,
L'orme au branchage noir, de mousse appesanti,
Comme les ulémas quand paraît le muphti,
Lui font de grands saluts et courbent jusqu'à terre
Leurs têtes de feuillée et leurs barbes de lierre,
Contemplent de son front la sereine lueur,
Et murmurent tout bas : C'est lui ! c'est le rêveur !
( Victor Hugo)

vendredi 11 juin 2010

les papillons

  
De toutes les belles choses
Qui nous manquent en hiver,
Qu'aimez-vous mieux ? - Moi, les roses ;
- Moi, l'aspect d'un beau pré vert ;
- Moi, la moisson blondissante, 
Chevelure des sillons ; 
- Moi, le rossignol qui chante ; 
- Et moi, les beaux papillons !

Le papillon, fleur sans tige,
Qui voltige,
Que l'on cueille en un réseau ;
Dans la nature infinie,
Harmonie
Entre la plante et l'oiseau !...

Quand revient l'été superbe, 
Je m'en vais au bois tout seul :
Je m'étends dans la grande herbe,
Perdu dans ce vert linceul. 
Sur ma tête renversée,
Là, chacun d'eux à son tour,
Passe comme une pensée 
De poésie ou d'amour !
(Gérard de Nerval- extrait des papillons)




mardi 8 juin 2010

Bientôt.....

le temps des cerises




Quand nous en serons au temps des cerises,
Et gai rossignol et merle moqueur
Seront tous en fête.
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au coeur.
Quand nous en serons au temps des cerises,
Sifflera bien mieux le merle moqueur.

Mais il est bien court, le temps des cerises,
Où l'on s'en va deux cueillir en rêvant
Des pendants d'oreilles.
Cerises d'amour aux robes pareilles
Tombant sous la feuille en gouttes de sang.
Mais il est bien court le temps des cerises,
Pendants de corail qu'on cueille en rêvant.

Quand vous en serez au temps des cerises,
Si vous avez peur des chagrins d'amour
Evitez les belles.
Moi qui ne crains pas les peines cruelles,
Je ne vivrai pas sans souffrir un jour.
Quand vous en serez au temps des cerises,
Vous aurez aussi des chagrins d'amour.

J'aimerai toujours le temps des cerises :
C'est de ce temps-là que je garde au coeur
Une plaie ouverte,
Et dame Fortune, en m'étant offerte,
Ne saurait jamais calmer ma douleur.
J'aimerai toujours le temps des cerises
Et le souvenir que je garde au coeur.

( Jean-Baptiste Clément)

dimanche 30 mai 2010

J'ai reçu votre bouquet ...



J'ai reçu votre bouquet
De pivoines et de roses
En ce matin très frisquet.

Très gai et enrubanné
Tout en camaïeu de rose
J’ai reçu votre bouquet.

Sur mon cœur je l’ai serré
Comme une très douce chose
En ce matin très frisquet

Et j’ai posé un baiser
Sur la rose à peine éclose
J’ai reçu votre bouquet.

Vers vous je l’ai envoyé
Et de votre amour dispose
En ce matin très frisquet

Il sera doux messager
Pour nos deux cœurs en osmose ;
En ce matin très frisquet
J’ai reçu votre bouquet !

©Martyne Dubau



Bonne fête, les mamans!